Spirituel

Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 20:09
Ep 2, 4-10

Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c'est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce. C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Cela ne vient pas de vos actes, il n'y a pas à en tirer orgueil. C'est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.

 

 

Cette semaine nous vous proposons quelques petits exercices pratiques. 

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    • L’Horloge du Carême : Ouvrez un dictionnaire ou une encyclopédie et cherchez le mot « Grâce ». Lisez les synonymes du mot et laissez-les résonner en vous. Puis, relisez l’extrait de la lettre aux Ephésiens (2, 4-10). Goûtez à nouveau ce mot «  Grâce ». Enfin, écrivez et/ou représentez ce que cela évoque pour vous sur la partie du cercle correspondant à l’étape.
    • C’est gratuit ! Le soir, deux ou trois jours de cette semaine, pendant 5 à 10 minutes je nomme les choses  et les évènements « gratuits » de ma journée, ces moments qui ne m’ont demandé aucun effort, aucun prix à payer… je me laisse réjouir et j’en parle avec le Seigneur.

    • Reconnaître l’amour : Au cours de cette semaine je prends le temps d’aller vers les personnes qui me sont proches par le travail ou la vie quotidienne. Je pose un geste, je dis une parole… pour leur exprimer mon amour, ma reconnaissance. Ainsi je manifeste ma foi en un amour plus fort que nos fautes ou nos misères.
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Par Jeunes adultes - Publié dans : Spirituel
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 11:56

Cette semaine, nous vous proposons de prendre un temps de prière à partir de la loi donnée à Moïse.

 

Lecture du livre de l’Exode : Ex 20, 1-17

" Sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici: «Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage. Tu n'auras pas d'autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en-bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux: chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération; mais ceux qui m'aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu'à la millième génération. Tu n'invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal. Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage; mais le septième jour est le jour de repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré. Honore ton père et ta mère, afin d'avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne: rien de ce qui lui appartient».

 

Le passage de la Parole qui nous est proposé cette semaine peut nous apparaître comme une loi desséchante et dénuée de sens pour l’aujourd’hui, un aujourd'hui qui promulgue toutes sortes de lois tous les jours mais n’aime guère les respecter. Tout serait-il légiféré jusqu’à la foi ?

Après les préliminaires habituels, je vais demander la grâce de découvrir qu’à travers ces dix « commandements », ces dix Paroles, c’est son amour que Dieu veut révéler à son peuple et à moi plus particulièrement.

 

La charte de l’Alliance Lire le texte une première fois dans son ensemble, puis une deuxième et une troisième fois, en s’arrêtant chaque fois plus sur le balancé des phrases, en intériorisant chacun des préceptes. Ces prescriptions que j’entends dans mon cœur (il est important de se retirer du cérébral et du bruit, peut-être en demander la grâce) fixent les conditions concrètes dans lesquelles vivre l’Alliance avec Dieu. C’est Dieu lui-même qui a l’initiative : « Tu ». Ces Paroles indiquent les conditions d’une vie libérée de l’esclavage du péché. Elles sont un chemin de vie : en prendre conscience. Un terme négatif est plus libérateur qu’une injonction positive. « Tu ne prendras pas ce chemin » veut dire que je peux prendre tous les autres. « Prends ce chemin » indiquerait le seul chemin à pouvoir être emprunté. « Si tu aimes ton Dieu, si tu marches dans ses voies, si tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras et te multiplieras » est-il écrit au Dt 5, 15.

Se laisser rencontrer personnellement par Lui, dans la reconnaissance de la grâce qu’Il me fait, de l’Amour qu’Il veut signifier aujourd’hui et maintenant.

 

La Révélation : car moi , le Seigneur ton Dieu … Il ne s’agit pas d’un Dieu inconnu. Ce n’est pas un Dieu abstrait. Mais il s’agit du Dieu de Jésus-Christ, celui qui s’est incarné en Jésus de Nazareth : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » Mc 9,7. « Car, moi le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux » Le Seigneur révèle son identité : cette identité parle et fonde son autorité. C’est un Dieu qui libère. Cette libération lui donne son nom : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ait fait sortir de la maison de servitude ».Dieu fait entendre sa propre voix pour rappeler à Israël ce qu’Il a fait pour lui. Je m’arrête, je goûte ce « Je suis » pour qu’il se grave au cœur de mon être. Dieu veut provoquer en moi une réaction. Je me fais toute écoute.

 

Les Dix Commandements Dans la liste, remarquer qu’il n’y a que deux préceptes positifs : celui du Sabbat et celui des parents. "Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Honore ton père et ta mère." Remarquer aussi que les commandements 1 et 2 portent sur Dieu, les 3 et 4 portent sur la terre et les commandements 5 à 10 portent sur les rapports sociaux. En fait, chaque commandement renvoie à chacun des autres et à tous : ils se conditionnent réciproquement. On ne saurait aimer Dieu sans aimer tous les hommes, ses créatures. Je laisse le Seigneur Dieu, maître de toute chose, source de l’amour, graver en moi ses Paroles. Si je communie à son mystère et garde ses commandements, Il viendra lui-même aimer en moi son Père et ses frères, mon Père et mes frères. Sa personne deviendra, grâce à l’Esprit, la règle vivante et intérieure de mon agir. « Tu ne … » car moi « je t’ai appelé(e) par ton nom, tu comptes beaucoup à mes yeux, car je t’aime » (Is 43, 1). Jean fait dire à Jésus (15,12) : « Voici quel est mon commandement : vous aimez les uns les autres comme je vous ai aimés. »

 

Un peu avant la fin du temps que je me suis fixé, j’entre en dialogue avec Dieu, comme un ami parle à un ami, et je lui dis laquelle de ces paroles m’aide le plus à vivre, à croire. J’exprime ma réaction face à un interdit. Finalement, je prends quelques minutes de sabbat pour contempler l’œuvre que le Créateur vient de faire en moi. Je peux rendre grâce et finir par un Notre Père. Noter brièvement ce que j’ai reçu au cours de ce temps de prière.

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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 21:03

A l'occasion de la proposition "tables ouvertes +", nous avons pu redécouvrir ce récit de la Transfiguration... et ainsi se poser pour ce Carême. Pour poursuivre notre chemin vers Pâques, nous vous proposons ce texte issu de la  retraite en ligne " ND du Web"

Bonne lecture ! et bon carême !

 

Transfiguration-fra-angelico-XV.jpgVoir et entendre, deux termes qui permettent d’entrer en relation. Mais ils ne sont pas le tout de la relation. Prendre le temps de voir pour mieux entendre, c’est ce que font ceux qui lisent sur les lèvres pour mieux comprendre leur interlocuteur, pour pallier une surdité handicapante. Si Pierre, Jacques et Jean avaient su lire sur les lèvres, qui sait ce qu’ils auraient compris et connu de Jésus ?. Mais ils n’ont pu voir que la blancheur des vêtements et la lumière qui métamorphose Jésus. Ils sont sourds à l’annonce de sa passion que Jésus a faite juste avant. Ils marchent avec Lui mais ils sont comme ne l’entendant pas. Il faudra même qu’Il disparaisse de leur vue pour que dans l’ombre qui les enveloppe ils finissent par entendre une voix : « Celui-ci est mon fils, mon aimé, écoutez le ».

Voir et entendre sont deux de nos cinq sens qui aident à mieux écouter. Car écouter est plus qu’entendre, il y a une attention fine. Nous faisons bien souvent cette expérience d’entendre sans vraiment écouter, soit qu’il y ait trop de choses à entendre et que les bruits environnants dispersent notre écoute, soit que nous soyons devenus sourds ; Nous faisons aussi cette expérience que pour mieux écouter quelqu’un nous avons souvent besoin de le voir, car des gestes, des expressions, des attitudes, un sourire, des traits plus ou moins tirés, nous en apprennent tout autant que des mots sur celui ou celle qui nous parle.


Les trois témoins de la rencontre de Jésus avec Moïse et Elie sont invités à mieux connaître qui est celui à qui une voix a dit : « Tu es mon Fils, mon aimé, en toi je trouve ma joie » (Luc 3, 22). Nous aussi à la suite des trois disciples, nous sommes invités à cette attention fine ; nous sommes invités à mieux voir et entendre ce que dit le Fils tout au long de son chemin sur la route qui le mène à Jérusalem. Nous sommes invités à marcher avec Lui vers la lumière qui vient du Père. Car nous savons que plus nous le regardons et l’entendons, plus nous l’écoutons et le connaîtrons. Et plus nous connaîtrons Jésus, plus nous connaitrons le Père puisque Jésus nous dit : « Qui m’a vu a vu le Père ». Mais nous avons à demander à voir à la manière de Dieu afin de mieux repérer les manifestations du Fils au cœur de notre vie.

Même au cœur de nos périodes d’ombre que sont la tristesse le découragement, la révolte, les peurs, l’incompréhension, toutes les trahisons humaines et les injustices, nous faisons parfois une rencontre ou nous voyons un geste, un sourire, nous entendons une parole qui transforme notre journée ou notre regard ; ou bien la journée ou le regard de l’autre est changé. Ces changements irradient comme une lumière intérieure. Il s’agit alors de nous rendre attentifs à ces manifestations de lumière dans notre quotidien, dans notre vie de travail, de famille, d’amitié. Mais il s’agit d’une métamorphose lumineuse qui vient de la rencontre et de la joie du don. Un don authentique qui fait resplendir les visages comme le soleil.

Moïse et Elie furent témoins de signes de Dieu à travers le buisson incandescent et à travers le fin silence, mais loin d’être des évidences, il leur fallut se laisser habiter par l’Esprit de Dieu pour comprendre le sens de ces signes. Jésus, habité du même Esprit est en dialogue avec ceux que le Père a envoyé avant lui. Peut-être est-il instruit par eux au sujet du Père. Certes, dans nos vies, Dieu continue de provoquer à la rencontre. Mais peut-être est-ce à nous de nous rendre disponible à l’Esprit pour reconnaître les manifestations de Jésus à travers ceux qu’Il envoie vers nous ou ceux vers qui Il nous envoie. Peut-être entendrons nous alors la parole du Père : « Celui-ci est mon fils, mon aimé ».

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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 20:22

Pour commencer le carême, vous trouverez ci-après une méditation proposée par "la retraite dans la ville". Nous essaierons de publier ici un chemin vers Paques... pour vivre un carême ensemble !

Très bon carême à chacun de vous.

 

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! Psaume 4, verset 7

 

La clef du paradis, c’est le kiosque à journaux. Impossible d’en douter si on prend au sérieux les titres des magazines qui chaque semaine promettent de nous révéler, pour quelques euros seulement, les secrets d’une vie épanouie, équilibrée, rayonnante ; la formule du bonheur est toute simple : il suffit d’aller lire les conseils de la page 5.

Une chose est certaine : le mercredi des Cendres, qui marque aujourd’hui notre entrée dans le temps du carême, ne figure pas dans ces recettes de bonheur ! Sans doute ne suis-je pas seul à le voir revenir, chaque année, avec un peu d’appréhension, peut-être même de découragement. N’est-ce pas, pourtant, l’occasion que j’attendais de revenir à Dieu, de remettre un peu d’ordre dans ma vie dispersée, de m’occuper enfin de l’essentiel ? J’ai tellement envie de bien faire, de ne pas rester sourd à l’appel du Christ.


Je voudrais tant réussir mon carême ! Revenir à une prière plus régulière, rendre service aux autres, lire davantage l’Évangile, me rendre plus disponible pour mes proches, renoncer au superflu, faire l’aumône, cesser mes petits arrangements avec la vérité, résister à la colère… La liste de ce que je voudrais faire est si longue ! Et me voilà face au carême comme devant un dangereux exercice de trapèze : j’ai le vertige. Serai-je enfin à la hauteur de ce que Dieu attend de moi ?
Je sais bien que la tâche est trop difficile pour moi. Déjà, l’année dernière, et l’année d’avant, les mêmes efforts sincères n’avaient produit qu’un résultat décevant, bien loin des exigences radicales de l’évangile. On peut bien me parler des saints, ou de chrétiens héroïques qui, trapézistes prodiges, réussissent des figures acrobatiques étonnantes, avec aisance et souplesse. Je sais bien que moi, même avec beaucoup d’entraînement, je n’y arriverai jamais.

 

Alors à quoi bon réessayer ? Si c’est pour fêter Pâques avec pour seul bagage des espoirs déçus et un vague sentiment de culpabilité… Nous voilà en tout cas bien loin du bonheur proposé par les hebdos, et la promesse de Jésus ne semble résonner qu’avec une ironie cruelle : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.» Sauf à prendre Jésus au mot. Peut-être pouvons-nous vivre ce carême, non comme un impossible cahier d’exercices à remplir, mais comme un temps de vacances, comme un cadeau que Dieu nous fait, celui d’une vie pleine, joyeuse, accomplie. Non pas « faire le carême » - comme on fait ses devoirs - mais le recevoir. Plutôt que de chercher à accomplir ce qui fera plaisir au bon Dieu, je peux profiter de ce temps où Dieu va s’occuper tout spécialement de moi, me conduire avec patience, me parler, m’aimer.


Tout mon effort sera alors de le laisser agir, le laisser me donner, le laisser se donner à moi. Il faudra renoncer, bien sûr, à cette perfection que je rêve d’acquérir à la force du poignet. Mais est-ce bien la perfection que Dieu veut pour moi ? N’est-ce pas plutôt la sainteté, c’est-à-dire la vie avec lui ?
Cette voie-là est évidemment plus simple, et probablement plus efficace que la première : si Dieu prend les choses en main, sans doute y arrivera-t-il mieux que moi. Est-elle pour autant plus facile ? Ce n’est pas si sûr. Car si Dieu ne me demande pas de réussir d’époustouflantes acrobaties, acquises au terme d’entraînements intensifs, me menant toujours plus haut de trapèze en trapèze, il attend de moi une chose toute simple, qui ne réclame qu’un instant, mais plus exigeante que tout le reste : que je me laisse tomber dans ses bras.

Par Jeunes adultes - Publié dans : Spirituel
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 11:21
dela-tou.jpgComment peux-tu ?
Comment, toi Dieu, qui es si grand
Peux-tu être aussi proche de moi 
Qu'un nouveau-né qu'on berce dans ses bras ?
Comment, toi Dieu, qui es Dieu
Peux-tu soudain être un homme ?
J'ai beaucoup retourné ces questions
Dans ma tête sans jamais y trouver de réponse.
Je ne saurais donc jamais comment...  
Mon coeur m'a dit pourquoi,
Il m'a dit : il n'y a que l'Amour !

Amen !
Jean Debruyne 



 

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